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La maladie veineuse : le système circulatoire affecté

La maladie veineuse chronique et la maladie hémorroïdaire affectent un grand nombre de personnes. Ces maladies s’expriment de façon différente mais ont pourtant une origine commune : l’inflammation de la veine.

La maladie veineuse débute le plus souvent avec un inconfort dans les membres inférieurs et évolue progressivement vers des varices, des œdèmes, des pigmentations de la peau au niveau des jambes puis des ulcères à un stade avancé. Elle se complique parfois de thromboses veineuses profondes (comme les phlébites) ou superficielles (caillot se formant dans un vaisseau sanguin et l’obstruant). Les maladies veineuses progressent avec une croissance annuelle de 4 %. 22 % des patients diagnostiqués à un stade précoce de maladie veineuse développent un ulcère veineux de la jambe dans les six ans1,2.

La maladie veineuse chronique est ainsi étroitement liée aux maladies cardiovasculaires, et au risque de mortalité associé (toutes causes confondues), et ce dès les premiers stades de la maladie. Ce risque augmente au fur et à mesure que la maladie progresse3

En outre, la maladie veineuse chronique est similaire à d’autres maladies chroniques invalidantes telles que le diabète, l’obésité et l’hypertension. Avec la progression de la maladie chronique le besoin thérapeutique augmente, et la qualité de vie diminue. Bien que ces maladies chroniques se distinguent les unes des autres, leur coexistence constitue un élément clé pour comprendre leur physiopathologie et déterminer la stratégie thérapeutique la plus adaptée.

Le saviez-vous ?

La maladie veineuse fait partie des maladies les plus fréquentes dans le monde. Selon une étude publiée dans le Journal Minerva Medica, 25 à 33% des femmes sont touchées et souffrent de varicosités et 10 à 40 % des hommes4. C’est en Europe de l’Est que la prévalence de la maladie veineuse est la plus élevée (jusqu’à 70 %). La maladie absorbe jusqu’à 2 % des budgets de santé dans les pays occidentaux5,6.

Cause principale : une mauvaise circulation dans les veines

Quels facteurs de risques ?

Plusieurs facteurs de risque peuvent être associés à l’apparition ou à l’aggravation de la maladie veineuse. Parmi eux, certains sont liés aux conditions de vie, sur lesquelles chacun peut intervenir.

Ainsi, le surpoids, le manque d’activité physique, ou la position debout prolongée augmentent la probabilité d’en souffrir. De plus, les femmes sont plus à risque que les hommes, notamment durant la grossesse, en raison de l’augmentation du volume de l’utérus qui comprime les veines de l’abdomen et rend le retour veineux des jambes plus difficile. Enfin, l’apparition d’une maladie veineuse peut être  en lien avec des facteurs génétiques qui  prédisposent à cette maladie.

Photo d'une femme se massant la jambe
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Quels traitements pour la maladie veineuse ?

Les traitements actuellement proposés dépendent du stade de la maladie. L’éducation du patient, l’activité physique, la surélévation des jambes et une diminution du surpoids peuvent freiner sa progression. Les moyens mécaniques comme le port de bas ou de chaussettes de compression et de contention élastiques peuvent diminuer la pression sanguine sur les valvules. Les veinotoniques peuvent améliorer les symptômes associés à la maladie veineuse, en complément des mesures d’hygiène de vie.

Les varicosités établies sont soit retirées par ablation chirurgicale ou soit fermées, obturées avec laser ou par radiofréquence ou l’injection d’un agent chimique (sclérothérapie).

Cliquez sur l'image pour accéder à sa page de description détaillée.

Infographie sur les symptômes de la maladie veineuse

Photo d'une femme ayant mal aux jambes

ET SERVIER ?

Servier s’engage aux côtés des professionnels de santé et des patients pour mieux comprendre l’insuffisance veineuse et traiter ses symptômes.

À RETENIR

  1. Préservez une bonne hygiène de vie quotidienne : Quelques habitudes hygiéno-diététiques (faire de l’exercice physique, se masser les jambes régulièrement, ajuster son alimentation, surélever ses jambes la nuit…) concourent à freiner l’apparition et à limiter l’évolution de la maladie veineuse.
  2. Consultez dès les premiers symptômes : Les premiers symptômes doivent inciter à consulter. La prise en charge de la maladie veineuse chronique est essentiel, quel que soit le stade de son évolution, tant pour soulager les patients de leurs symptômes, que pour prévenir les complications de cette maladie évolutive.
  3. De multiples traitements : De nombreuses solutions thérapeutiques existent : les médicaments veinoactifs, la contention élastique ou compression médicale (bas, collants et chaussette), les procédures endoveineuses de sclérothérapie et les procédures chirurgicales (ablation).

[1] Salim S, et al. Ann Surg 2021; 274:971-6 (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33214466/)
[2] Schultz-Ehrenburg U, et al. Phlebologie. 2009;38(01)7‒25 (https://www.thieme-connect.com/products/ejournals/abstract/10.1055/s-0037-1622252)
[3] Prochaska JH, et al. Eur Heart J 2021; 42:4157-65 (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34387673/)
[4] Management of chronic venous disorders of the lower limbs. Guidelines According to Scientific Evidence. Part I – International Angiology 2018 June;37(3):181-254 – Minerva Medica – Journals (https://www.minervamedica.it/en/journals/international-angiology/article.php?cod=R34Y2018N03A0181)
[5]Vuylsteke ME, et al. Angiology. 2018;69(9):779‒785 (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29482348/)
[6] Salim S, et al. Ann Surg 2021; 274:971-6 (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33214466/)