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Décryptage

Parkinson : 2e maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après Alzheimer

07/04/2022

Parkinson : 2e maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après Alzheimer

Partout dans le monde, la maladie de Parkinson progresse, en particulier à cause du vieillissement de la population. En effet, l’âge est le principal facteur de risque pour cette maladie qui s’attaque surtout au contrôle des fonctions motrices.

10 M
C’est le nombre de personnes dans le monde qui vivent avec la maladie de Parkinson1.
4 %
des diagnostics ont lieu avant l’âge de 50 ans2.
13 M
C’est le nombre estimé de personnes qui souffriront de Parkinson en 2040 dans le monde3.

En France

En France, plus de 160 0004 personnes souffrent actuellement de la maladie de Parkinson. Ce qui en fait la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. En effet, 25 0005 nouveaux cas de Parkinson se déclarent en France chaque année, avec un âge moyen du diagnostic à 55 ans6.

L'ALTÉRATION DES NEURONES À L'ORIGINE DE LA MALADIE

DES CAUSES ENCORE INCERTAINES ET PEU COMPRISES

Il n’y a pas de cause bien définie de la maladie, mais plusieurs facteurs semblent y contribuer. L’âge, avant tout : en moyenne, la maladie débute entre 55 et 65 ans. Plusieurs gènes de prédisposition ont été identifiés, en particulier dans les cas de forme précoce de la maladie, survenant avant 50 ans. Certains facteurs environnementaux seraient également à l’origine de la maladie, en particulier l’exposition à certaines toxines dans l’environnement comme des herbicides organochlorés (composés organiques contenant du chlore) ou des toxines industrielles comme le plomb, le mercure, le cadmium ou le manganèse.

La recherche avance pour mieux comprendre les causes de la maladie et les mécanismes qui sont responsables des dégénérescences neuronales et de l’apparition des symptômes. Désormais, les chercheurs se concentrent de façon prioritaire sur les mécanismes qui pourraient ralentir la dégénérescence neuronale et servir à mettre au point des traitements curatifs.

La recherche explore actuellement l’implication de l’alpha synucléine dans le parcours de la maladie. Cette protéine, qui joue un rôle dans la transmission des signaux est anormalement abondante dans les cellules nerveuses des patients. La raison de cette accumulation est encore inconnue.

QUELLES SOLUTIONS THÉRAPEUTIQUES DISPONIBLES ?

Il existe plusieurs traitements pour pallier le déficit en dopamine. Ces médicaments ne ralentissent pas la progression de la maladie mais maîtrisent les symptômes moteurs.
Le principal traitement est un précurseur de la dopamine, appelé L-Dopa, qui permet de restaurer la motricité pendant quelques années. L’amélioration des symptômes est souvent remarquable en début de traitement, mais s’amenuise par la suite. Par ailleurs, elle entraîne des effets secondaires importants comme des mouvements involontaires.

AUGMENTER L’ACTIVITÉ NEURONALE

D’autres types de médicaments peuvent augmenter l’activité des neurones à dopamine, soit en se liant aux récepteurs de la dopamine, soit en inhibant la dégradation de la dopamine existante. Ces traitements pharmacologiques comportent des risques d’effets indésirables, comme par exemple une confusion, une somnolence, des comportements compulsifs (addiction aux jeux, aux achats…) et des troubles digestifs.

STIMULATION CÉRÉBRALE PROFONDE

Une intervention chirurgicale peut être proposée lorsque la maladie est avancée et que le patient ne répond plus au traitement pharmacologique. Dans cette procédure, on implante des électrodes dans des zones spécifiques du cerveau pour stimuler électriquement les neurones. L’intervention est appelée « deep brain stimulation » ou « stimulation cérébrale profonde ». Cette intervention peut avoir des effets bénéfiques mais elle n’empêche pas la progression de la maladie.

ACTIVITÉ PHYSIQUE

Plus généralement, l’activité physique et des exercices d’étirement et d’équilibre peuvent préserver la mobilité et maintenir un bon équilibre postural.

Et SERVIER ?

Engagé historiquement dans les neurosciences, Servier focalise ses efforts de recherche sur la découverte de candidats médicaments ralentissant la progression de la maladie de Parkinson, ainsi que de pathologies cliniquement proches, regroupées sous le terme de parkinsonisme atypique, et d’une sélection de pathologies du mouvement. En juin 2021, Servier et la biotech française Oncodesign ont annoncé la sélection d’un candidat médicament préclinique. La première administration de ce candidat médicament chez l’homme est prévue pour 2022.

à retenir

  1. Conservez une activité physique

    Pour favoriser l’activité neuronale et préserver la mobilité et l’autonomie.
  2. Respectez la fréquence des consultations

    Pour assurer un suivi précis de votre état de santé et le diagnostic précoce des premiers symptômes de la maladie.
  3. Rapprochez-vous du personnel médical

    Pour bénéficier d’une éducation thérapeutique et savoir comment réagir quand les premiers signes potentiels de la maladie apparaissent.

1 N. Maserejian, L. Vinikoor-Imler, A. Dilley (Cambridge, MA, USA), Estimation of the 2020 Global Population of Parkinson’s Disease (PD)Meeting: MDS Virtual Congress 2020

2 https://www.parkinson.org/Understanding-Parkinsons/

3 Global Burden of Disease Study (2015)

4 Maladie de Parkinson (santepubliquefrance.fr)

5 Maladie de Parkinson (santepubliquefrance.fr)

6 Tout savoir sur la maladie de Parkinson (frm.org)

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