Parkinson : 2e maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après Alzheimer

11/04/2019

Partout dans le monde, la maladie de Parkinson progresse, en particulier à cause du vieillissement de la population. En effet, l’âge est le principal facteur de risque pour cette maladie qui s’attaque surtout au contrôle des fonctions motrices.

6,3 M
C’est le nombre de personnes dans le monde qui vivent avec la maladie de Parkinson.
10 %
des diagnostics ont lieu avant l’âge de 50 ans.
13 M
C’est le nombre estimé de personnes qui souffriront de Parkinson en 2040 dans le monde.

En France

En France, entre 100 000 et 120 000 personnes souffrent actuellement de la maladie de Parkinson.
Ce qui en fait la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer.
En effet, 8 000 nouveaux cas de Parkinson se déclarent en France chaque année, avec un âge moyen du diagnostic à 58 ans.

L'ALTÉRATION DES NEURONES À L'ORIGINE DE LA MALADIE

La maladie de Parkinson résulte de la dégénérescence – ou la disparition – progressive des neurones, en particulier dans une zone spécifique du cerveau responsable de la production de la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle des mouvements. Dans les neurones atteints, on retrouve la présence de « corps de Lewy » : il s’agit d’un agglomérat d’une protéine appellée alpha-synucléine, au sein des cellules nerveuses. La maladie est complexe avec l’implication d’autres systèmes de neurotransmetteurs qui pourraient aider à expliquer la survenue, au cours de l’évolution des autres symptômes comme les troubles non moteurs.

 

UN DÉFICIT EN DOPAMINE

Il cause des troubles caractéristiques de la maladie, comme une lenteur des mouvements, des problèmes d’équilibre, une rigidité musculaire, des tremblements au repos. Parmi d’autres symptômes fréquents de la maladie on trouve également les troubles de l’humeur, des troubles du sommeil, un déficit cognitif, ainsi que des problèmes de constipation, d’élocution, de déglutition, d’odorat, et d’incontinence urinaire. La progression de la maladie et sa symptomatologie varient considérablement d’une personne à l’autre. Au stade avancé, la maladie entraine une invalidité et une perte d’autonomie.

DES CAUSES ENCORE INCERTAINES ET PEU COMPRISES

Il n’y a pas de cause bien définie de la maladie, mais plusieurs facteurs semblent y contribuer. L’âge, avant tout : en moyenne, la maladie débute entre 55 et 65 ans. Plusieurs gènes de prédisposition ont été identifiés, en particulier dans les cas de forme précoce de la maladie, survenant avant 50 ans. Certains facteurs environnementaux seraient également à l’origine de la maladie, en particulier l’exposition à certaines toxines dans l’environnement comme des herbicides organochlorés (composés organiques contenant du chlore) ou des toxines industrielles comme le plomb, le mercure, le cadmium ou le manganèse.

La recherche avance pour mieux comprendre les causes de la maladie et les mécanismes qui sont responsables des dégénérescences neuronales et de l’apparition des symptômes. Désormais, les chercheurs se concentrent de façon prioritaire sur les mécanismes qui pourraient ralentir la dégénérescence neuronale et servir à mettre au point des traitements curatifs.

La recherche explore actuellement l’implication de l’alpha synucléine dans le parcours de la maladie. Cette protéine, qui joue un rôle dans la transmission des signaux est anormalement abondante dans les cellules nerveuses des patients. La raison de cette accumulation est encore inconnue.

QUELLES SOLUTIONS THÉRAPEUTIQUES DISPONIBLES ?

Il existe plusieurs traitements pour pallier le déficit en dopamine. Ces médicaments ne ralentissent pas la progression de la maladie mais maîtrisent les symptômes moteurs.
Le principal traitement est un précurseur de la dopamine, appelé L-Dopa, qui permet de restaurer la motricité pendant quelques années. L’amélioration des symptômes est souvent remarquable en début de traitement, mais s’amenuise par la suite. Par ailleurs, elle entraîne des effets secondaires importants comme des mouvements involontaires.

AUGMENTER L’ACTIVITÉ NEURONALE

D’autres types de médicaments peuvent augmenter l’activité des neurones à dopamine, soit en se liant aux récepteurs de la dopamine, soit en inhibant la dégradation de la dopamine existante. Ces traitements pharmacologiques comportent des risques d’effets indésirables, comme par exemple une confusion, une somnolence, des comportements compulsifs (addiction aux jeux, aux achats…) et des troubles digestifs.

STIMULATION CÉRÉBRALE PROFONDE

Une intervention chirurgicale peut être proposée lorsque la maladie est avancée et que le patient ne répond plus au traitement pharmacologique. Dans cette procédure, on implante des électrodes dans des zones spécifiques du cerveau pour stimuler électriquement les neurones. L’intervention est appelée « deep brain stimulation » ou « stimulation cérébrale profonde ». Cette intervention peut avoir des effets bénéfiques mais elle n’empêche pas la progression de la maladie.

ACTIVITÉ PHYSIQUE

Plus généralement, l’activité physique et des exercices d’étirement et d’équilibre peuvent préserver la mobilité et maintenir un bon équilibre postural.

Et SERVIER ?

En 2019, Servier s’est associé avec Oncodesign, une entreprise biopharmaceutique française, spécialisée en médecine de précision, pour explorer une nouvelle piste de recherche sur l’effet thérapeutique des inhibiteurs de la kinase LRRK2 (correspondant à un gène dont les mutations sont impliquées dans le développement de Parkinson) sur la maladie de Parkinson qui pourraient  alentir la progression de la maladie.

à retenir

  1. Conservez une activité physique

    Pour favoriser l’activité neuronale et préserver la mobilité et l’autonomie.
  2. Respectez la fréquence des consultations

    Pour assurer un suivi précis de votre état de santé et le diagnostic précoce des premiers symptômes de la maladie.
  3. Rapprochez-vous du personnel médical

    Pour bénéficier d’une éducation thérapeutique et savoir comment réagir quand les premiers signes potentiels de la maladie apparaissent.