L’émergence de la figure du patient-partenaire
Depuis trois décennies, la description passive du malade est battue en brèche par l’émergence d’une nouvelle figure, au rôle plus actif : celle du patient-partenaire, qui fait aujourd’hui l’objet d’une forme d’institutionnalisation.
L’Université des Patient·es de la Sorbonne1, qui propose de « transformer l’expérience des malades en expertise », est ainsi la première au monde à proposer des diplômes associés. Cette nouvelle centricité du patient est au cœur des engagements de Servier, qui fait évoluer ses pratiques pour renforcer cette démarche collaborative.
Une nouvelle philosophie qui change tout
La montée en puissance du patient-partenaire implique une transformation profonde des pratiques sur l’ensemble du parcours de soin. Pour l’industrie du médicament, elle s’étend de la conception des solutions thérapeutiques aux études cliniques, en passant par le packaging. Chez Servier, elle s’incarne par exemple dans la mise en place de conseils consultatifs de patients, qui ont pour mission d’intégrer les besoins et les idées des patients et patientes dans l’ensemble de l’organisation du Groupe. D’ici 2030, Servier a pour objectif de faire représenter 100 % de ses aires thérapeutiques par des Patient Advisory Councils.
L’intégration des patients dans l’ensemble du cycle de vie du médicament a des effets très concrets. Elle est d’abord un levier puissant pour favoriser l’adhésion thérapeutique, alors que 50 %2 des patients souffrant de maladies chroniques ne suivent pas correctement leur traitement. Selon l’OMS3 c’est également une manière efficace de réduire les préjudices évitables de l’ordre de 15 %.
68 %
des protocoles d’études cliniques du groupe Servier ont été élaborés en collaboration avec des patients en 2024/2025.
Lieux de soins : la grande ouverture
Parallèlement, le soin sort de ses espaces traditionnels. La santé se vit et s’organise désormais dans de nouvelles géographies : au domicile grâce au suivi à distance, dans des lieux de vie communautaires, et dans des espaces numériques via la télémédecine et les objets connectés. Le parcours de soin n’est plus une séquence d’étapes (consultation, hôpital), mais un continuum intégré à la vie quotidienne.
Le cabinet de conseil PwC parle de LIFEcare ecosystem4 pour décrire la convergence entre le système de santé traditionnel, très curatif, et les logiques de prévention quotidienne incarnées par le développement des objets connectés de santé, du traitement des données par l’IA ou des services de nutrition personnalisés.
Cette petite révolution se traduit dans une extension du domaine pharmaceutique, en particulier sur le sujet de l’intégration des nouvelles technologies. Dans ce contexte, Servier multiplie les études en vie réelle5 afin d’éprouver ses solutions thérapeutiques au plus près du quotidien des patients.
« Nous continuons à développer nos relations avec les associations de patients, en veillant à ce que leurs voix soient entendues et leurs besoins pris en compte. En favorisant la collaboration et le dialogue constant, nous voulons créer des solutions innovantes qui améliorent réellement la vie des patients et des patientes. Les patients avec lesquels nous travaillons ne veulent plus simplement être des consultants, ils veulent être de véritables partenaires. C’est ce principe, profondément humain, qui nous guide chaque jour. »
Une question de confiance
L’émergence d’un patient acteur, et d’une logique de soin plus diffuse intégrée au quotidien, pose un certain nombre de défis et de questions éthiques. Elle demande une attention particulière pour garantir l’égalité d’accès aux soins, elle implique une délimitation précise des rôles et elle fragilise l’accès à une information fiable.
Dans ce contexte, les acteurs du médicament peuvent jouer un rôle de tiers de confiance. Il s’agit de participer à la création d’un cadre clair pour que l’intégration du patient partenaire soit véritablement bénéfique. Chez Servier, celui-ci se matérialise par la prise en compte de l’ensemble des composantes de la relation au patient : de l’impact médical au bien-être, en passant par la production et le partage d’une information juste et précise.
Témoignage : Julie Carignan, diagnostiquée d’un cholangiocarcinome en 2022 (Québec, Canada)

Je vis la maladie au quotidien. Cette expérience m’a donné une compréhension concrète des besoins réels et des enjeux d’accès aux soins. Je crois que cette expertise doit être au centre du travail des laboratoires. Comme patiente partenaire, je partage ma voix pour créer des liens entre industrie pharmaceutique, médecins et chercheurs. Cette collaboration m’apporte de l’espoir. Celui de bénéficier de thérapies ciblées si ma maladie progresse, de prolonger ma vie, et un jour, d’atteindre une rémission complète.
[1] Université Paris-Sorbonne – Site institutionnel.
[2] PMC Article – Revue scientifique publiée sur PubMed Central.
[3] Organisation mondiale de la Santé (OMS) – Patient engagement: elevating the voices of patients and families for safer care, OMS Région Pacifique occidental.
[4] PwC / Strategy& – Future of Health, rapport sectoriel.
[5] Servier – Importance des études de vie réelle, dossier institutionnel.