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Comprendre les épilepsies réfractaires

Chiffres clés

10 %

Jusqu’à 10 % de la population mondiale connaitra au moins une crise d’épilepsie au cours de sa vie1.

50 millions

Environ 50 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’épilepsie, ce qui en fait l’un des troubles neurologiques les plus fréquents1.

70 %

70 % des personnes atteintes d’épilepsie peuvent vivre sans crises si leur maladie est correctement diagnostiquée et prise en charge1.

3x

Le risque de décès prématuré est jusqu’à trois fois plus élevé chez les personnes épileptiques que dans la population générale. De nombreux décès pourraient pourtant être évités (chutes, noyades, etc.)1.

À ce jour, cinq causes principales de crises d’épilepsie ont été identifiées : des causes structurelles, génétiques, infectieuses, métaboliques et immunitaires. Cependant, dans environ 50 % des cas d’épilepsie à travers le monde1, la cause de ce syndrome reste inconnue. 

Les crises d’épilepsie prennent des formes extrêmement variées : convulsions, pertes de connaissance, pertes de mémoire, troubles du comportement, etc. Les symptômes dépendent de la ou des zones du cerveau touchées par les décharges électriques excessives.

La fréquence, la durée et l’intensité des crises varient considérablement d’un patient à l’autre et d’une crise à l’autre. Certaines personnes atteintes d’un syndrome épileptique ne connaitront que quelques crises au cours de leur vie, tandis que d’autres pourront en avoir plusieurs par jour.

Le syndrome épileptique est considéré comme réfractaire – ou pharmaco-résistant – lorsque les crises persistent malgré l’administration de deux traitements médicamenteux adaptés sur une période d’un an. Environ un tiers des personnes épileptiques se trouvent dans cette situation4. La plupart des épilepsies réfractaires sont d’origine génétique et apparaissent souvent dans l’enfance.

Le saviez-vous ?

Un tiers des personnes atteintes d’épilepsie présentent une forme pharmaco-résistante.

Les patients atteints d’une forme d’épilepsie pharmaco-résistante disposent actuellement d’un nombre limité d’options thérapeutiques, notamment :

  • La chirurgie pour retirer la zone épileptogène. Cependant, cette procédure n’est possible que si la zone épileptogène est localisée, unique et suffisamment éloignée des régions cérébrales fonctionnelles (mouvement, parole, etc.). Le recours à la chirurgie ne constitue donc une réponse thérapeutique satisfaisante que pour une minorité de patients. À l’échelle mondiale, environ 10 millions de patients sont éligibles à une intervention chirurgicale sur environ 50 millions de personnes épileptiques5.
  • La neuromodulation par stimulation du nerf vague, stimulation réactive ou stimulation cérébrale profonde. Il s’agit d’une approche palliative pouvant entraîner une réduction du nombre de crises et de leur intensité, améliorant ainsi la qualité de vie du patient. Cependant, elle ne permet que très rarement de supprimer complétement les crises et reste donc qu’une solution thérapeutique partielle.

Des recherches importantes ont été menées par la communauté scientifique ces dernières années, afin de mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques du syndrome épileptique et d’en déterminer les causes. Elles ont permis l’émergence d’approches thérapeutiques innovantes. Parmi celles-ci, on trouve les thérapies géniques6 ou les thérapies de modulation de l’ARN. Ces thérapies ouvrent la voie à une approche moléculaire pour traiter le syndrome épileptique. Elles peuvent agir sur les mutations génétiques responsables des crises d’épilepsie ou moduler l’activité des circuits neuronaux. Des études cliniques sur le traitement par thérapie génique de l’épilepsie du lobe temporal – dont la majorité des cas est pharmaco-résistant – ont débuté en 20247. Les progrès scientifiques récents concernant les thérapies de modulation de l’ARN montrent des résultats très prometteurs, notamment dans le traitement des épilepsies néonatales d’origine génétique – encéphalopathies épileptiques et développementales – dont l’une des causes principales est, notamment, la présence de variants pathogènes du gène KCNQ2.8

Témoignage

« Les progrès considérables que nous avons réalisés ces dernières années pour mieux comprendre la génétique des syndromes épileptiques ouvrent la voie à des traitements innovants, tels que les thérapies géniques et les thérapies de modulation de l’ARN. La possibilité de cibler des mutations spécifiques constitue un nouvel espoir en termes de traitements personnalisés et plus efficaces, en particulier pour les patients atteints d’épilepsie réfractaire. »

Javier Avendaño, MD, Directeur du développement clinique en neurologie

Améliorer la qualité de vie des patients épileptiques

Les recherches menées ces dernières années répondent à un double objectif : identifier des solutions thérapeutiques pour traiter les épilepsies réfractaires et améliorer la qualité de vie des patients atteints d’un syndrome épileptique pharmaco-sensible. Le monde de la recherche et l’industrie pharmaceutique sont particulièrement attentifs à réduire les effets indésirables liés aux traitements. Écouter et prendre en compte les retours des patients fait désormais partie intégrante du processus de développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Et Servier ?

Servier est engagé dans le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour traiter les épilepsies réfractaires, en particulier les encéphalopathies épileptiques et développementales. Nous menons actuellement plusieurs études précliniques afin d’explorer de nouvelles solutions thérapeutiques.

Aux côtés des patients, nous poursuivons également nos efforts pour améliorer la qualité de vie des patients atteints d’un syndrome épileptique, ainsi que celle de leurs proches.


Sources

[1] Organisation mondiale de la Santé – Epilepsie, https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/epilepsy – page consultée le 12/03/25
[2] Epilepsy society – ILAE new seizure classification, https://epilepsysociety.org.uk/blog/ilae-new-seizure-classification – page consultée le 12/03/25
[3] Fondation Française pour la Recherche sur l’Epilepsie – Comprendre l’épilepsie – Les traitements, https://www.fondation-epilepsie.fr/comprendre-epilepsie/les-traitements/ – page consultée le 12/03/25
[4] International League Against Epilepsy – Drug-Resistant Epilepsy, https://www.ilae.org/patient-care/drug-resistant-epilepsy – page consultée le 12/03/25
[5] National Library of Medicine – Samanta D, Ostendorf AP, Willis E, Singh R, Gedela S, Arya R, Scott Perry M. Underutilization of epilepsy surgery: Part I: A scoping review of barriers. Epilepsy Behav. 2021 Apr;117:107837. doi: 10.1016/j.yebeh.2021.107837. Epub 2021 Feb 18. PMID: 33610461; PMCID: PMC8035287 – https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8035287/#R2.
[6] INSERM – Épilepsie résistante aux médicaments : l’espoir d’une thérapie génique, https://www.inserm.fr/actualite/epilepsie-resistante-aux-medicaments-lespoir-dune-therapie-genique/ – page consultée le 12/03/25
[7] CNRS – Un espoir de thérapie génique pour traiter l’épilepsie pharmacorésistante, https://www.cnrsinnovation.com/actualite/un-espoir-de-therapie-genique-pour-traiter-lepilepsie-pharmacoresistante/ – page consultée le 12/03/25
[8] Agence nationale de la recherche – Le Projet IMprove : vers de nouvelles perspectives thérapeutiques pour les épilepsies néonatales génétiques incurables, https://anr.fr/en/latest-news/read/news/le-projet-improve-vers-de-nouvelles-perspectives-therapeutiques-pour-les-epilepsies-neonatales-gen/  – page consultée le 12/03/25

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