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Cancer colorectal : un dépistage encore trop tardif

Le taux d’incidence du cancer colorectal est particulièrement important aux États-Unis, dans certains pays d’Amérique du Sud, en Europe, en Australie/Nouvelle Zélande, et depuis peu au Japon. D’une façon générale, les études épidémiologiques révèlent que le niveau socio-économique est un facteur pronostic important des cancers colorectaux et qu’il existe une inégalité entre les malades défavorisés et ceux aux revenus plus élevés. Une différence d’exposition aux facteurs de risque (en particulier alimentaires) expliquerait entre autres cette inégalité. En outre, de bas revenus, un faible niveau d’études et une couverture sociale insuffisante limiteraient l’accès à une prévention et une prise en charge diagnostique et thérapeutique adaptée pour les patients les moins favorisés. Or, le stade tumoral au moment du diagnostic est le principal facteur de survie.

3e

Le cancer colorectal est le troisième type de cancer le plus répandu dans le monde. En 2020, l’OMS l’a classé en 2e position des cancers à l’origine du plus grand nombre de décès2.

900 000

Chaque année, plus de 900 0001 personnes dans le monde meurent du cancer colorectal.

1,9M

Plus de 1,9 millions1 de cas de cancer colorectal dans le monde en 2022.

Une tumeur à la transformation progressive

Le cancer colorectal se développe à partir d’une cellule qui tapisse la paroi interne du colon ou du rectum. Cette cellule se multiplie de façon incontrôlée, et se transforme progressivement en une tumeur, également appelée polype. Des excroissances se forment au niveau de la muqueuse. Le risque de transformation d’un polype en cancer varie en fonction de la taille et du type de cellules de la tumeur bénigne.

Un cancer silencieux

L’absence de symptômes est fréquente. Le cancer colorectal peut donc se développer silencieusement et rester un certain temps sans être diagnostiqué. D’où la nécessité de se faire dépister. Certains signes peuvent toutefois mettre sur la voie et doivent conduire à consulter son médecin traitant (voir ci-dessous).

L’âge : principal facteur de risque

La plupart des cancers colorectaux se manifestent chez les personnes de plus de 50 ans3. Si certains facteurs sont héréditaires, d’autres peuvent être évités, en adoptant un mode de vie adapté. Une activité physique régulière, une alimentation riche en fibres et en fruits et légumes sont recommandées. À l’inverse, un régime alimentaire riche en viande rouge et en charcuterie, le surpoids ou l’obésité, la consommation excessive d’alcool et le tabagisme, augmentent les risques3.

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) sont aussi des facteurs de risque du cancer colorectal4.

Reconnaître les signes

Infographie des signes du cancer colorectal

Infographie illustrée présentant les signes du cancer colorectal – Source : APHP – consulté en janvier 2025

Différents types d’approches thérapeutiques

Différents types de traitements peuvent être utilisés pour traiter un cancer colorectal, en fonction du stade de la maladie et de l’état général du patient : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et les thérapies ciblées. Selon les cas, un seul traitement ou une association de traitements peuvent être prescrits. Les objectifs dépendent du stade de la maladie : retirer la tumeur par chirurgie, empêcher la propagation du cancer par chimiothérapie ou encore améliorer la qualité de vie du patient en réduisant les symptômes.

Photo d'un patient souffrant d'un cancer colorectal

ET SERVIER ?

En oncologie, nous avons pour objectif de développer la médicine de précision pour transformer la vie des patients atteints de cancer rares et avec des besoins médicaux non couverts. Nous sommes un acteur focalisé et innovant, notamment dans les traitements contre les cancers digestifs (cancer colorectal, cancer gastrique, cancer du pancréas, cholangiocarcinome), les tumeurs cérébrales (gliomes) et les cancers hématologiques (leucémie aiguë myéloïde, leucémie aiguë lymphoblastique, lymphomes).

Nous concentrons nos programmes de R&D sur deux approches : l’immuno-oncologie et les thérapies ciblées.

Afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cancers colorectaux, Servier contribue à :

  • développer des modèles permettant de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le développement de la pathologie et la résistance aux traitements ;
  • élaborer des outils permettant d’améliorer le choix du traitement le mieux adapté pour chaque patient ;
  • évaluer les différentes combinaisons de traitements pour optimiser la prise en charge des patients ;
  • créer des méthodes d’analyse et de suivi moins invasives pour les patients ;
  • prendre en compte les perspectives patient et la qualité de vie lors du développement des candidats-médicaments ;
  • accompagner les patients et leurs proches dans le parcours contre la maladie.

À RETENIR

  1. Se faire dépister : Le cancer colorectal est l’un des plus mortels et se développe en silence. Pourtant, une détection et une prise en charge précoces permettent d’améliorer le pronostic.
  2. Adapter son mode de vie : De nombreux cas pourraient être évités en réduisant la consommation de viande rouge, d’alcool et de tabac, et en évitant le surpoids ou l’obésité.
  3. S’informer : Bien connaître cette pathologie et ses manifestations peut aider à prévenir son apparition, à mieux vivre avec sa maladie, à mieux appréhender ce cancer.

Le cancer colorectal est un cancer qui se développe à partir d’une cellule de la paroi interne du côlon ou du rectum. Il évolue souvent à partir de polypes, des tumeurs bénignes qui peuvent, avec le temps, se transformer en cancer selon leur taille et leur nature cellulaire.

Le cancer colorectal est souvent asymptomatique à ses débuts. Il peut évoluer pendant longtemps sans provoquer de signes cliniques, ce qui explique qu’il soit parfois diagnostiqué à un stade avancé. C’est pourquoi le dépistage joue un rôle essentiel.

L’âge est le principal facteur de risque : la majorité des cas surviennent après 50 ans. D’autres facteurs interviennent, notamment les antécédents familiaux, certaines maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, ainsi que le mode de vie (alimentation riche en viande rouge et charcuterie, surpoids, tabac, alcool, sédentarité).

En France, les personnes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les deux ans à réaliser un test de dépistage à domicile, basé sur la recherche de sang dans les selles. En cas de test positif, une coloscopie est prescrite afin de détecter et retirer d’éventuels polypes avant qu’ils n’évoluent en cancer.

La prise en charge dépend du stade de la maladie et de l’état général du patient. Différents types de traitements peuvent être utilisés : la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie et les thérapies ciblées, utilisées seules ou en association.


[1] Globocan, 2022, Globocan, 2022.pdf – consulté en décembre 2025
[2] OMS – Fact Sheet – Cancer- https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/cancer#:~:text=le%20cancer%20colorectal%20(916%20000,sein%20(685%20000%20d%C3%A9c%C3%A8s) – consulté en décembre 2025
[3] Centre de lutte contre le cancer Léon Berard, Cancer colorectal – https://www.cancer-environnement.fr/fiches/cancers/cancer-colorectal/#:~:text=Age,accro%C3%AEt%20jusqu%27%C3%A0%2080%20ans – consulté en janvier 2025
[4] Inserm, Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), https://www.inserm.fr/dossier/maladies-inflammatoires-chroniques-intestin-mici/#:~:text=Les%20MICI%20sont%20en%20outre,apr%C3%A8s%2030%20ans%20d%27%C3%A9volution – consulté en janvier 2025
[5] Institut National du Cancer, Cancer colorectal, dépistage par test immunologique et autres modalités – https://serviergroup.sharepoint.com/:b:/r/sites/DCG-Servier-Grp/Brand%20Content/_EDITORIAL/D%C3%A9cryptages/_PATHOLOGIES/4.Cancer%20CR/2025/R%C3%A9f%C3%A9rences/Cancer_colorectal_depistage_par_test_immunologique_et_autres_modalites.pdf?csf=1&web=1&e=NnJwYo – consulté en janvier 2025

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