Comprendre l’épilepsie liée à KCNT1 et l’approche thérapeutique par oligonucléotides antisens (ASO)
Description accessible de l’infographie
L’infographie illustre qu’une mutation à gain de fonction du gène KCNT1 provoque une activité excessive du canal KNa1.1, conduisant à une hyperexcitabilité neuronale responsable des crises d’épilepsie. Les oligonucléotides antisens (ASO) visent à réduire la production de cette protéine afin de diminuer l’activité anormale du canal et la fréquence des crises.
Cette infographie explique le rôle du gène KCNT1, les conséquences de certaines mutations et le principe d’une approche thérapeutique utilisant des oligonucléotides antisens (ASO). Elle est organisée en trois parties, illustrées par des schémas et reliées par des flèches indiquant la progression du mécanisme.
1. Rôle normal de KCNT1
À gauche, une illustration d’un neurone est associée à un schéma d’un canal potassique KNa1.1 (KCNT1) situé dans la membrane cellulaire.
Le canal laisse circuler des ions potassium (K+), contribuant au bon fonctionnement des cellules nerveuses. Cette activité permet de maintenir une activité neuronale équilibrée.
Texte associé :
En situation normale, le canal KNa1.1 s’ouvre lorsque la concentration de sodium à l’intérieur du neurone est élevée. Le potassium sort de la cellule et contribue à rétablir l’équilibre électrique du neurone.
2. Mutation à gain de fonction de KCNT1
Au centre, le même canal est représenté en état d’hyperactivité à la suite d’une mutation dite « gain de fonction ».
Le schéma montre une augmentation du passage des ions potassium et une activité électrique désorganisée illustrée par une courbe rouge irrégulière.
Cette hyperactivité du canal entraîne une hyperexcitabilité neuronale susceptible de provoquer des crises d’épilepsie.
Texte associé :
Une mutation à gain de fonction rend le canal KNa1.1 anormalement actif : le potassium s’échappe en excès, ce qui perturbe la communication neuronale et provoque une hyperexcitabilité neuronale responsable des crises.
3. Approche thérapeutique : oligonucléotides antisens (ASO)
À droite, un schéma présente le mécanisme d’action des ASO.
Les oligonucléotides antisens sont conçus pour se fixer spécifiquement à l’ARN messager (ARNm) de KCNT1. Cette interaction entraîne la dégradation de l’ARNm et réduit la quantité de protéine KNa1.1 produite par la cellule.
Le résultat attendu est une diminution du nombre de canaux KNa1.1, une réduction de leur activité excessive et une réduction de l’hyperexcitabilité neuronale et des crises.
Texte associé :
Les ASO se lient spécifiquement et de manière complémentaire à l’ARNm de KCNT1 et entraînent sa dégradation. Moins de protéine KNa1.1 est produite, ce qui réduit le nombre de canaux hyperactifs et l’excitabilité neuronale se normalise.