Les neurosciences à l’honneur avec le prix Servier Fiocruz

06/09/2018

Deux chercheurs brésiliens en neurosciences, Steven Rehen et Flavia Gomes, ont été récompensés le 11 juillet dernier à Rio de Janeiro, lors de la remise du prix Servier Fiocruz, lancé par Olivier Laureau il y a deux ans avec la Fondation gouvernementale Fiocruz, dont la mission est de lutter contre les grands problèmes de santé publique au Brésil. Pour la première fois, ce prix a permis de récompenser les travaux menés dans deux domaines : l’infection par le virus Zika d’une part, et la neuro-inflammation et les troubles neuro-développementaux d’autre part.

Les travaux de Steven Rehen ont notamment permis de mettre en lumière les liens de causalité existant entre l’infection par le virus Zika et la microcéphalie. Dans le cadre de ses recherches, il cherche des médicaments capables de limiter l’infection virale sans affecter la croissance neuronale.

Quant à Flavia Gomes, elle étudie le rôle des cellules gliales, c’est-à-dire des cellules qui forment l’environnement des neurones, dans le développement de nouvelles thérapies pour les maladies neuronales. Ses travaux permettent de mieux comprendre le mécanisme d’action de ces molécules et d’identifier de nouvelles cibles pharmacologiques.

A l’occasion de cette cérémonie, Servier et Fiocruz ont également signé un accord de coopération technico-scientifique. Cette collaboration vise à évaluer les caractéristiques physico-chimiques et biologiques d’échantillons de produits naturels, afin d’identifier ceux qui présentent les caractéristiques appropriées pour un médicament candidat au traitement du cancer. Pour Christophe Sabathier, directeur général de Servier au Brésil, « le Brésil dispose d’un immense potentiel de recherche dans le domaine des produits naturels ».

« Ce partenariat entre Servier et Fiocruz, qui vise à identifier des candidats médicaments pour traiter le cancer, implique un transfert de technologie et un échange d’expériences entre nos équipes, précise Fernando Pontes Soares, directeur du CIRT de Servier au Brésil. L’accord prévoit également une option de transfert au système de santé publique brésilien des médicaments pouvant être développés ».