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Pourquoi une fondation ?

Lorsque le Docteur Servier, fondateur du groupe, a pensé  à  préparer  sa  succession dans le courant des années 70, il avait étudié plusieurs possibilités pour assurer l’avenir de son groupe.

Son objectif était de trouver la meilleure structure permettant au groupe d’être engagé de manière libre et pérenne, avec unité et harmonie, dans la découverte et la mise à disposition du corps médical, de médicaments innovants au bénéfice des patients.

Le groupe devait rester « un groupe dHommes, et non un groupe de capitaux ».

Cette conception de l’entreprise ne pouvait être poursuivie qu’à la condition que le groupe Servier :

  • finance lui-même son activité et sa croissance,
  • et que son indépendance scientifique, juridique et financière se perpétue et ne puisse être remise en cause de quelque façon que ce soit.

À cet égard, la présence d’actionnaires, guidés par la recherche du rendement des capitaux investis, n’aurait pas permis de réinvestir tous les bénéfices dans le développement du groupe, de préserver son indépendance et d’assurer sa pérennité.

 

Le Docteur Servier n’a pas voulu conserver à l’entreprise son caractère familial, face à la difficulté de garder, dans ce cadre, une harmonie et une unicité dans la stratégie comme dans la gestion courante.

Il n’a également pas voulu ouvrir le capital du groupe, par une introduction en bourse de tout ou partie de celui-ci, car ce scénario présentait trois inconvénients :

  • d’abord parce que le marché financier privilégie les résultats à court terme plutôt que la création de valeur à long terme qui est la caractéristique économique de l’industrie pharmaceutique à cycle long.
  • ensuite parce que le groupe se serait ainsi trouvé exposé aux risques d’OPA avec les instabilités d’orientation qui résultent si souvent des changements d’actionnaires et ne permettent pas l’unité.
  • enfin parce qu’il y aurait eu nécessité de distribuer des dividendes alors que l’entreprise a toujours réinvesti tous ses résultats dans le développement de ses activités, en particulier pour pouvoir financer son taux de recherche et développement très élevé.

 

Dès lors, pour assurer l’indépendance et la pérennité, et donner la priorité aux choix entrepreneuriaux sur le développement du patrimoine personnel, le Docteur Servier a considéré qu’il fallait séparer le pouvoir, c’est-à-dire la gouvernance, du capital c’est-à-dire les droits financiers.

Dans cet esprit, il a donc décidé que :

  • le pouvoir serait confié, après son décès, à FIRS, fondation sans capital, à but non lucratif, à vocation uniquement managériale, animée par les dirigeants qu’il avait choisis pour lui succéder et domiciliée aux Pays-Bas, nation européenne à tradition libérale (étant rappelé qu’aucune solution de ce type n’existait en France),
  • le capital serait détenu, en partie, par des associations françaises sans but lucratif, régies par la loi de 1901, le reste du capital étant autocontrôlé (schéma juridique permettant à une entreprise de détenir son propre capital).

 

La mise en place de cette structure a débuté dans les années 80. Elle a abouti à la création d’un groupe français de dimension internationale, dont la holding est SERVIER SAS, et dans lequel :

  • le capital est détenu à 48 % par des associations françaises (les 52 % restants étant autocontrôlés),
  • le pouvoir appartient à la fondation FIRS,
  • plus aucune personne physique ne détient de part du capital.

La Fondation FIRS, qui assure donc la gouvernance, est statutairement composée :

– d’un conseil de fondation (comprenant le président de la fondation, le comité exécutif et les autres membres du conseil de fondation, tous salariés du groupe),

– d’un conseil de surveillance (comprenant le président du conseil de surveillance, les membres indépendants et les autres membres du conseil de surveillance).

Le fondateur du groupe a souhaité que les membres du comité exécutif de la fondation FIRS et du comité exécutif de SERVIER SAS soient les mêmes personnes afin d’assurer une unicité dans la stratégie comme dans la gestion courante.