Lupus : une maladie rare qui touche les femmes

28/02/2019

Neuf patients sur dix atteints de lupus sont des femmes. La maladie revêt différentes formes et ses symptômes varient beaucoup d’un individu à l’autre. Certaines populations sont plus touchées que d’autres. C’est le cas des populations antillaises et afro-américaines.

Cette maladie rare reste difficile à diagnostiquer du fait de sa vaste symptomatologie. Aujourd’hui, grâce à une bonne gestion des traitements disponibles, on peut vivre normalement et diminuer le risque de complications.

5 M
On estime que 5 millions de personnes sont atteintes d’une forme de lupus dans le monde.
90 %
Pour des raisons difficiles à déterminer, 90 % des cas sont des femmes en âge de procréer.

EN FRANCE

Pour la première fois, une enquête publiée en 2014 a permis d’estimer en France l’incidence et la prévalence du lupus érythémateux disséminé. L’incidence est estimée à 47 cas/100 000 pour l’année 2010, pour une prévalence de 27 369 cas. L’âge moyen est de 51 ans chez les hommes et de 48,4 ans chez les femmes. Par ailleurs, 88 % des cas identifiés sont des femmes.

Une maladie auto-immune aux formes multiples

Le lupus est une maladie auto-immune : le système immunitaire dysfonctionne, s’attaque aux cellules de l’organisme et les détruit. On distingue plusieurs types :

– Le lupus érythémateux systémique (ou disséminé) : c’est la forme la plus courante. Il affecte de nombreux organes comme la peau, les articulations, les poumons, les reins, etc.

– Le lupus érythémateux discoïde : il touche essentiellement la peau mais peut évoluer vers un lupus systémique.

– Le lupus médicamenteux : il est lié à la prise prolongée de certains médicaments (antibiotiques, traitements immunitaires, etc.) mais disparaît après leur arrêt.

– Le lupus néonatal : c’est une forme rare qui se déclare chez les nouveau-nés dont la mère est elle-même atteinte de lupus (voir encadré).

Des causes encore mal connues

En dehors du lupus médicamenteux que l’on explique bien, le lupus se développe pour des raisons encore inconnues. Associés à des facteurs génétiques, des facteurs environnementaux – stress, surmenage, exposition au soleil – et hormonaux pourraient jouer un rôle important.
La grossesse et l’accouchement peuvent ainsi déclencher un lupus.

Des poussées de symptômes

Le lupus se caractérise par une alternance de poussées avec des symptômes et des périodes de rémission. Les poussées sont souvent caractérisées par une fièvre modérée mais prolongée, une fatigue ou un manque d’appétit.
Des symptômes très variés peuvent être associés tels que douleurs, gonflement des articulations ou troubles de la vision. Le stress, le surmenage, l’exposition au soleil peuvent déclencher ces poussées dont le type et la durée varient beaucoup d’une personne à l’autre.

LUPUS ET GROSSESSE

La grossesse n’est plus contre-indiquée en cas de lupus, comme elle l’était autrefois. La fertilité n’est pas affectée et le risque de transmission reste très faible. En revanche, le suivi périnatal sera renforcé et certains médicaments pourront être contre-indiqués. Suivie par un spécialiste, la grossesse d’une personne atteinte de lupus peut se dérouler normalement.

Choisir le traitement adapté

Il est possible d’atténuer les poussées du lupus et d’éviter les complications grâce à une prise en charge précoce, des mesures préventives et un traitement adapté.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont utilisés en cas de faibles poussées pour soulager les douleurs articulaires. Les corticoïdes, en raison de leur action anti-inflammatoire, permettent de contrôler les symptômes quand le lupus touche plusieurs organes. On les retrouve parfois sous forme de crèmes et traitements locaux pour traiter les éruptions cutanées.
Enfin, les anti-paludéens sont recommandés chez tous les patients sauf exception pour réguler l’activité du système immunitaire afin qu’il cesse d’attaquer ses propres tissus.
Les immunosuppresseurs et les biothérapies sont réservés aux cas les plus sévères.

Et Servier ?

La prise en charge du lupus a bénéficié ces dernières années de progrès considérables grâce à une meilleure connaissance de la maladie.
D’importants efforts de recherche sont en cours pour découvrir de nouveaux médicaments qui pourraient restaurer le bon fonctionnement du système immunitaire.  Mais l’hétérogénéité de cette maladie rend complexe la réalisation des études cliniques.
Chez Servier, nous sommes fortement engagés à répondre à ce besoin médical important avec deux produits en cours de développement dans le lupus érythémateux systémique.

A retenir :

  1. Consultez régulièrement

    Du fait de sa vaste symptomatologie, le lupus reste difficile à diagnostiquer. Le fait de consulter dès les premiers signes permet de mettre en place un traitement adapté.
  2. Suivez votre traitement

    On peut bien vivre avec un lupus, atténuer les poussées et prévenir les complications grâce à une prise en charge précoce et à un traitement adapté.
  3. Parlez-en autour de vous

    Le lupus reste mal connu et facteur d’appréhension. Contrairement aux idées reçues, on peut avoir une grossesse en étant atteint de lupus. Se renseigner et parler de la maladie permet de se rassurer !