L’hypertension artérielle : un fléau silencieux

10/12/2018

L’hypertension artérielle (HTA) est une maladie chronique en constante progression à travers le monde. Elle est aujourd’hui la première cause de morbi-mortalité selon l’OMS. Cette maladie, qui peut avoir des conséquences graves, se contrôle très bien, à condition d’un dépistage précoce et d’une prise en charge adaptée.

J’ai 12/8, et toi ?

Les deux nombres donnés par votre médecin sont ceux de la pression lors de la contraction cardiaque et lors du relâchement cardiaque. Pour simplifier, ils ne sont plus donnés en millimètres de mercure mais en centimètres de mercure, et ne doivent pas dépasser 14 pour la maximale et 9 pour la minimale. Lorsque votre médecin vous prend la tension et vous annonce 12/8, c’est que tout va bien, vous êtes « normo-tendu ».

9,4 M
L’hypertension artérielle est
responsable chaque année
d’environ 9,4 millions de
décès dans le monde
62 %
La maladie serait à l’origine de
62 % des accidents vasculaires
cérébraux
29,2 %
Proportion de la population adulte
qui souffrira d’hypertension en
2025, soit 1,56 milliards
d’individus (une augmentation de
60 % en 25 ans)

En france

L’hypertension artérielle est devenue la pathologie chronique la plus fréquente en France. On estime qu’elle touche près d’un adulte sur trois (30,6%). Cette maladie reste mal détectée : seule une personne sur deux a connaissance de son hypertension, et moins d’une sur deux (47,3%) prend des médicaments.

Une question
de tension
artérielle

Pour mieux comprendre l’hypertension, il est important de savoir à quoi correspond la tension artérielle, encore appelée pression artérielle. Toutes les cellules ont besoin d’oxygène pour vivre. Celui-ci est apporté par le sang, plus exactement par les globules rouges, via un réseau artériel qui irrigue tout l’organisme. Le sang est pulsé dans les artères à chaque contraction cardiaque, et pour irriguer toutes les cellules, une certaine pression est nécessaire.

Cette pression qui s’exerce sur les artères à chaque contraction cardiaque est appelée pression systolique, et ne doit pas dépasser 140 millimètres de mercure (unité de mesure des pressions). Puis, entre chaque contraction cardiaque, appelée systole, le cœur se relâche : c’est la diastole. Mais, même quand le cœur est au repos, il faut maintenir une pression dans les artères pour éviter qu’elles ne se « collabent », c’est-à-dire ne se resserrent : c’est la pression diastolique. Cette pression dite minimale ne doit pas dépasser 90 millimètres de mercure.

pas de signes
avant-courreur

Lorsque le sang circule, c’est-à-dire en permanence, on ne ressent absolument rien. Lorsque la pression augmente, du moins au début, on ne ressent toujours aucun symptôme, d’où la nécessité de se faire dépister régulièrement.

Cela ne prend pas de temps, ne fait pas mal, et le résultat est immédiat. Vous pouvez le faire vous-même avec un tensiomètre portable et en parler à votre médecin.

De multiples
facteurs de risques

Plusieurs facteurs peuvent faire varier les chiffres de la tension artérielle. Ils sont nombreux, mais aboutissent tous aux mêmes conséquences : une pression trop forte fragilise les artères, les rigidifie et favorise l’apparition de plaques d’athérome (dépôts de cholestérol sur les parois des artères). La conjonction de ces facteurs diminue la libre circulation du flux sanguin et augmente le travail du muscle cardiaque qui lutte contre la résistance des artères. Un patient hypertendu a des artères fragiles et un cœur qui s’épuise.

On ne peut rien contre certains facteurs, comme l’âge : 40 % des personnes de 65 ans et 90 % des personnes de 85 ans souffriront d’HTA3 ; l’hérédité, quand elle existe, multiplie par deux le risque d’HTA et peut toucher des patients plus jeunes ; et certaines maladies ou traitements qui, indirectement, favorisent l’HTA comme l’insuffisance rénale ou l’hyperthyroïdie.

Et Servier ?

Nous travaillons depuis plus de 50 ans en cardiologie et plus particulièrement dans l’HTA, avec des médicaments prescrits à 15 millions de patients hypertendus dans le monde. Les profils des patients hypertendus étant très variés, nous proposons des solutions pour personnaliser les traitements en fonction du patient et les adapter aux différents stades du traitement de la maladie.

Dans l’objectif d’accompagner au mieux les patients désireux de prendre moins de médicaments au quotidien, nous travaillons notamment sur de nouvelles associations de molécules, en bi ou tri-thérapie, ce qui permet de combiner l’efficacité de plusieurs médicaments en un seul comprimé ou une seule gélule. Nous développons également des « polypills » comprenant par exemple, dans un même comprimé, un traitement anti-hypertenseur et un traitement anti-cholestérol.

Nous proposons également des applications et sites web pour le suivi des traitements, la mise à disposition d’informations sur une diététique ou exercices adaptés à l’hypertension, ce qui contribue à un meilleur accompagnement des patients. De nouveaux services digitaux sont en développement et notamment des services de rappel de prise du traitement, car le manque de suivi du traitement reste une des principales raisons du non contrôle de la pression artérielle.

à retenir

  1. Consultez régulièrement

    Un hypertendu qui s’ignore est un hypertendu qui ne se soigne pas,
    alors que les traitements existent et sont efficaces.
  2. Respectez le traitement

    Si vous prenez déjà un traitement, suivez-le attentivement : la prise des médicaments, encore
    appelée observance, est essentielle dans le contrôle de votre hypertension et le succès du traitement.
  3. Faites confiance à vos proches

    Ceux qui vous côtoient sont les mieux à même de percevoir les signes « avant-coureurs »
    de l’HTA. Ce sont aussi vos proches qui vous pousseront à suivre le traitement.