La maladie veineuse : le système circulatoire affecté

17/06/2019

La maladie veineuse chronique et la maladie hémorroïdaire qui affectent un grand nombre de personnes et qui s’expriment de façon différente ont pourtant une origine commune, l’inflammation de la veine. C’est pourquoi il est important de traiter ces pathologies dès les premiers symptômes afin d’en freiner l’évolution vers des stades plus avancés et/ou des récurrences.

La maladie veineuse débute le plus souvent avec un inconfort dans les membres inférieurs et évolue progressivement vers des varices, des œdèmes, des pigmentations de la peau au niveau des jambes puis des ulcères. Elle se complique parfois de thromboses veineuses profondes ou superficielles (caillot se formant dans un vaisseau sanguin et l’obstruant). Plusieurs facteurs de risques peuvent être associés à l’apparition ou à l’aggravation de la maladie veineuse. Parmi eux, certains sont liés aux conditions de vie, sur lesquelles on peut intervenir.

La maladie veineuse fait partie des maladies les plus fréquentes des pays industrialisés : elle atteint jusqu’à 60 % des adultes âgés de plus de 50 ans.
Les  conditions de vie comme le surpoids, le manque d’activité physique, la position debout prolongée augmentent la probabilité d’en souffrir. Les femmes sont plus à risque que les hommes. En effet, durant la grossesse, l’augmentation du volume de l’utérus comprime les veines de l’abdomen et rend le retour veineux des jambes plus difficile. Enfin, une histoire familiale de maladie veineuse, en lien avec des facteurs génétiques, prédispose à cette maladie.

60 %
des adultes de plus de 50 ans sont touchés par la maladie veineuse*
1 /2
1 femme sur 2 est concernée*
1 /4
1 homme sur 4 est concerné*

En France

En France, on estime que 20 millions de personnes souffrent de problèmes de circulation veineuse, et 12 millions de varices.

Principale cause: une mauvaise circulation dans les veines

Les veines, à la différence des artères, ont très peu de cellules musculaires dans leurs parois et ne bénéficient pas de la pression cardiaque pour faire circuler le sang qu’elles contiennent. Les veines dépendent donc de notre activité physique qui exerce par nos muscles une pression qui ramènera le sang vers le cœur. Le sang veineux de nos jambes doit cependant aussi lutter contre la gravité. Pour empêcher le sang de refluer vers le sol, les veines sont équipées de petits « clapets » appelés valvules. Ces clapets sont fragiles, si la paroi des veines se dilate, les valvules deviennent alors inopérantes et n’assurent plus leur fonction anti-reflux. Le sang stagne alors dans les capillaires sanguins et active le système immunitaire qui déclenche des processus inflammatoires, ceux-ci provoquant certains symptômes dont souffrent les patients.

Comment peut-on traiter cette maladie ?

Les traitements actuellement proposés dépendent du stade de la maladie. L’éducation du patient, l’activité physique, la surélévation des jambes et une diminution du surpoids peuvent freiner sa progression. Les moyens mécaniques comme le port de bas ou de chaussette de compression et de contention élastique peuvent diminuer la pression sanguine sur les valvules.

Les traitements par des veinotoniques limitent l’ampleur des réactions inflammatoires et diminuent les symptômes associés à la maladie veineuse. Les varicosités établies sont soit retirées par ablation chirurgicale ou soit fermées, obturées avec laser ou par radiofréquence ou l’injection d’un agent chimique (sclérothérapie).

Et Servier ?

Pour améliorer la prévention et la prise en charge de la maladie veineuse, la recherche actuelle poursuit plusieurs pistes sur les étapes moléculaires des processus inflammatoires et des modifications physiques de structure de la paroi. Servier s’engage aux côtés des médecins et scientifiques pour mieux comprendre cette maladie en  identifiant les mécanismes moléculaires impliqués, auprès des patients pour traiter les symptômes dont ils souffrent, pour leur apporter des solutions thérapeutiques aux différents stades de la maladie et en créant des formes pharmaceutiques plus adaptées.

Servier s’engage également dans des projets innovants d’e-Santé, qui permettraient d’optimiser la prise en charge des maladies veineuses et d’améliorer la qualité de vie des patients.

À retenir

  1. Préservez une bonne hygiène de vie quotidienne

    Quelques habitudes hygiéno-diététiques (faire de l’exercice physique, se masser les jambes régulièrement, ajuster son alimentation, surélever ses jambes la nuit…) concourent à freiner l’apparition et à limiter l’évolution de la maladie veineuse.
  2. Consultez dès les premiers symptômes

    Les premiers symptômes doivent inciter à consulter. Le traitement de la maladie veineuse chronique est essentiel, quel que soit le stade de son évolution, tant pour soulager les patients de leurs symptômes, que pour prévenir les complications de cette maladie évolutive.
  3. De multiples traitements

    De nombreuses solutions thérapeutiques existent : les médicaments veinoactifs, les dispositifs médicaux de compression (bas et chaussette), les procédures endoveineuses de sclérothérapie et les procédures chirurgicales (ablation).

*Parmi les patients qui consultent un professionnel de santé