Diabète de type 2 : la maladie du mode de vie

18/01/2019

Les cas de diabète de type 2 augmentent fortement dans les pays occidentaux. Ils sont étroitement liés à l’épidémie d’obésité qui y sévit. On dit du diabète type 2 que c’est une maladie du mode de vie.

8,5 %
Près de 8,5 % de la population mondiale est touchée par le diabète. Une personne meurt toutes les six secondes de la maladie.
425 M
Cette pandémie est en hausse exponentielle : en 2014, 425 millions de personnes étaient atteintes et en 2040, on comptera 622 millions de patients, selon l’Organisation Mondiale de la Santé.
90 %
Le diabète de type 2 représente 90 % des cas diabétiques mondiaux. La hausse des cas fait écho à celle de l’obésité, dont le nombre de cas croît dans les pays occidentaux.

EN FRANCE

En France, 3,7 millions de personnes étaient prises en charge en 2015 pour un diabète, (soit 5,4 % de la population), dont 3,3 millions pour un diabète de type 2. Le nombre de cas ne cesse d’augmenter dans l’Hexagone, à l’image du reste du monde, et particulièrement chez les hommes, les jeunes de moins de 20 ans et les plus de 80 ans. On estime que les cas annuels augmentent de 5 % en France.

 

Les modes de vie en cause

L’âge et le surpoids sont les principaux facteurs de risque du diabète de type 2 : entre 60 et 90 % des patients présentent un surpoids important. Si la maladie se déclare la plupart du temps après 40 ans, on observe aux Etats-Unis des cas croissants de diabète parmi des adolescents atteints d’obésité. La sédentarité fait aussi partie des facteurs de risque.

Il existe cependant une prédisposition génétique au diabète de type 2. La science a identifié plusieurs gènes impliqués dans le fonctionnement des cellules bêta pancréatiques qui produisent l’insuline et associés à un risque accru de développer un diabète. Des facteurs environnementaux pourraient interagir avec ces gènes. Enfin, les personnes atteintes de syndrome métabolique (hypertension artérielle, cholestérol et triglycérides élevés) sont plus à risque.

Un diabète non insulinodépendant

Le diabète T2 (ou diabète non insulino-dépendant) correspond à un excès chronique de la concentration de glucose dans le sang : la glycémie.
Cette hyperglycémie est due à une mauvaise sécrétion par le pancréas de l’insuline, une hormone qui régule la glycémie, et à une insuffisance des effets de l’insuline sur les cellules des organes cibles (foie, muscle, tissu adipeux), l’insulino-résistance.

Une maladie silencieuse

La plupart du temps, l’hyperglycémie chronique est asymptomatique, ce qui explique que selon les estimations, 30 à 80 % des personnes diabétiques ne sont pas diagnostiquées.
La maladie diabétique est diagnostiquée soit à l’occasion d’un bilan sanguin systématique, soit lorsque des complications apparaissent, qui en font  toute la gravité.

SE SOIGNER AVEC DES MESURES HYGIENO-DIETETIQUES

Des mesures visant à améliorer la qualité du mode de vie peuvent s’avérer suffisantes pour réguler un diabète de type 2. Perdre du poids si nécessaire, pratiquer une activité physique et adopter une alimentation saine font partie du traitement de référence.

Des antidiabétiques oraux peuvent être prescrits en seconde intention. Il en existe plusieurs classes (insulinosensibilisateurs, insulinosécréteurs, inhibiteurs des alphaglucosidases). Ils ont des modes d’action variés et peuvent être administrés seuls ou en association. Le fait d’adopter un mode de vie sain augmente leur efficacité. Lorsque ces traitements ne suffisent pas à corriger le diabète, on peut avoir recours aux injections d’insuline ou aux analogues du glucagon-like peptide-1 (GLP-1). Les analogues du GLP-1 sont des traitements à effet “incrétine” qui augmentent la sécrétion d’insuline et la sensibilité à l’hormone. Ainsi, le contrôle glycémique est amélioré, l’appétit diminué et la vitesse de vidange gastrique ralentie. Dans certains cas,  leur utilisation se compare favorablement au traitement d’insuline.

Bien vivre avec son diabète

De nombreux ouvrages ont été publiés dans lesquels on trouve des « trucs et astuces » pour mieux vivre avec un diabète de type 2. De la recette de cuisine, gourmande mais diététique, aux fiches conseils sur les sports adaptés, on dispose désormais d’une information foisonnante. C’est une aide précieuse pour les personnes qui doivent modifier leur mode de vie.
Par ailleurs, l’éducation thérapeutique a fait ses preuves en matière d’amélioration de la qualité de vie des patients diabétiques.

ET SERVIER ?

La Recherche du Groupe est fortement impliquée dans la compréhension de la physiopathologie du diabète type 2 et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques,  afin d’améliorer  la prise en charge des patients et de prévenir les complications.
De plus, Servier a noué un partenariat avec Nutrikeo, une agence de conseil en stratégies nutrition. L’objectif est de mettre à disposition des médecins des recettes et des ateliers innovants sur la nutrition pour qu’à leur tour ils puissent partager avec leurs patients atteints de diabète type 2 des astuces comme utiliser certaines épices (ail, curry, basilic blanc) pour limiter le sel et certains ingrédients (vanille, noix de coco, cannelle) pour réduire le sucre dans les recettes de cuisine.

A RETENIR

  1. Consultez régulièrement

    Le diabète de type 2 se déclare silencieusement. Il est nécessaire de consulter pour diagnostiquer la maladie, mettre en place un suivi adapté et éviter les complications.
  2. Adoptez un mode de vie adapté

    Le diabète de type 2 est une maladie du mode de vie. En adoptant une bonne hygiène de vie, on peut réduire les risques et les symptômes.
  3. Suivez votre traitement

    En dehors des mesures hygiéno-diététiques, des traitements peuvent être prescrits. Pour qu’ils soient efficaces, le secret, c’est de bien les prendre !