Angor : Écoutez les signaux que vous envoie votre cœur

03/12/2020

L’ischémie myocardique (défaut d’oxygénation du muscle cardiaque) est une cause majeure de décès et de handicap à travers le monde, et l’angor (ou angine de poitrine) en est le symptôme le plus courant1. Il a été montré que l’angor doublait le risque d’événements cardiovasculaires graves2. Chaque année en Europe, 4,1 millions de décès sont dus à une maladie coronarienne, dont 82 % concernent les personnes de plus de 65 ans1.

Plus particulièrement, dans les pays occidentaux, l’incidence annuelle de l’angor est de 1 % chez les hommes âgés de 45 à 65 ans, et légèrement plus élevée chez les femmes. Sa prévalence (nombre de cas) augmente avec l’âge chez l’homme comme chez la femme. Les patients sont principalement atteints par l’angor à partir de 65 ans chez les hommes et de 70 ans chez les femmes.

Dans les dix prochaines années, le nombre de patients souffrant d’angor devrait augmenter, en raison du vieillissement de la population, de l’utilisation accrue de traitements capables de prolonger la durée de vie et de la meilleure gestion des syndromes coronariens aigus3 et de l’obésité. L’angor affecte également la qualité de vie : il multiplie par trois le risque de handicap7, par 1,5 le risque de perte d’emploi7 et par quatre le risque de dépression8.

30 000 - 40 000
cas d’angor par million d’habitants dans les pays occidentaux4
43 %
des patients atteints d’angor ne sont pas diagnostiqués5
60 %
des patients atteints d’angor ne reçoivent pas un traitement médical optimal6

LES VISAGES MULTIPLES DE L’ANGOR

L’angor est une douleur ou un inconfort ressenti dans la poitrine, due à une quantité insuffisante d’oxygène dans les cellules cardiaques. Il se manifeste fréquemment par une sensation de serrement ou d’oppression, qui dure généralement 2 à 10 minutes maximum. L’angor typique se définit par une douleur thoracique caractéristique en intensité et durée, pouvant être provoquée par l’exercice physique ou un stress émotionnel, et soulagée en quelques minutes par le repos et/ou des médicaments à base de nitrates1.

Cependant, de nombreux patients souffrent d’angor atypique : ils ne présentent pas de douleur thoracique, et se plaignent plutôt d’essoufflement, de sudation excessive, d’extrême fatigue, de douleur localisée ailleurs que dans la poitrine, ou de sensation d’indigestion ou d’inconfort dans la partie supérieure de l’abdomen. Cela complique le diagnostic de l’angor et explique qu’il soit souvent mal reconnu par les médecins et mal interprété par les patients9.

Un examen attentif des antécédents du patient lors des visites médicales reste primordial pour le diagnostic des douleurs thoraciques. Des tests sont souvent nécessaires pour confirmer le diagnostic.1

QUELLES SONT LES CAUSES DE L’ANGOR ?

 

Une meilleure connaissance des mécanismes de l’angor est essentielle pour diagnostiquer ce symptôme à temps et le gérer au mieux. Chez de nombreux patients, la pathologie sous-jacente est une athérosclérose, qui rétrécit et obstrue une ou plusieurs artères coronaires majeures. Il en résulte une réduction du flux sanguin vers le myocarde, une inadéquation entre les besoins et les apports en oxygène, ce qui conduit à des crises d’angor1.

L’angor peut également apparaître en l’absence de maladie coronarienne et de lésions obstructives, voire en présence d’artères coronaires normales1. Dans ce cas, les mécanismes sous-jacents de l’angor sont des altérations fonctionnelles de la microcirculation coronaire1.

En réalité, cette situation n’est pas rare. Dans certains registres de données médicales, quasiment deux patients sur trois nouvellement diagnostiqués ne présentent pas d’obstructions significatives des artères coronaires11 ; la bonne compréhension des mécanismes sous-jacents de l’angor est donc d’autant plus importante.

COMMENT TRAITER L’ANGOR ?

 

L’amélioration de la prise en charge de l’angor reste la priorité des professionnels de santé afin de réduire le risque d’événements cardiovasculaires graves et la mortalité.

La mise en place d’une bonne hygiène de vie est un élément indispensable de la gestion de l’angor. Cela passe par l’arrêt du tabac, une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et le maintien d’un poids de forme. Ces changements de mode de vie peuvent considérablement diminuer le risque de futurs événements cardiovasculaires et de décès. Les bénéfices liés à l’adoption d’un style de vie plus sain se font ressentir dès les 6 premiers mois12.

En matière de traitement médical, les recommandations actuelles préconisent un traitement médicamenteux antiangoreux afin de contrôler les symptômes, avant de procéder à un traitement invasif tel qu’une revascularisation coronaire9.

Les essais cliniques ont démontré que la revascularisation coronaire n’était pas supérieure à un traitement médicamenteux optimal. L’étude internationale ISCHEMIA a récemment confirmé qu’une stratégie invasive initiale ne réduisait pas le risque d’événements cardiovasculaires ou de décès, toutes causes confondues. C’est pourquoi l’intensification du traitement médicamenteux est recommandée en première étape contre l’angor avant de recourir à une stratégie invasive13.

À RETENIR

  1. L’angor n’est pas qu’une simple douleur à la poitrine :

    c’est le premier symptôme de problèmes cardiovasculaires plus graves, il ne faut donc pas le négliger.
  2. En cas de douleur ou d’inconfort dans la poitrine,

    il est nécessaire de consulter un médecin et d’effectuer des contrôles médicaux réguliers.
  3. Il est important d’adopter et de conserver un mode de vie sain :

    arrêt du tabac, alimentation saine et activité physique régulière.

 

 

L’ENGAGEMENT DE SERVIER EN CARDIOLOGIE

6e acteur mondial et 2e en Europe, Servier est engagé dans les maladies cardiovasculaires depuis plus de 60 ans. Dans le monde, plus de 17 millions de patients sont traités par un médicament Servier pour une pathologie affectant le cœur ou les vaisseaux sanguins.

Par ailleurs, Servier s’est investi dans un programme mondial de sensibilisation à l’angor le « Global Angina Awareness Program », en partenariat avec la Société Européenne de Cardiologie (ESC). Ce programme a pour but de sensibiliser à cette maladie, d’en faciliter la détection précoce et de permettre une prise en charge optimale. Ce programme comprend un ensemble de supports pédagogiques destinés aux professionnels de santé et aux patients atteints d’angor.

 

 

  1. Balla C, Pavasini R, Ferrari R, Cardiology 2018;140:52–67.
  2. Mozaffarian D et al. Circulation. 2016; 33(4): e38-e360.
  3. Ohman EM. N Engl J Med. 2016; 374:1167-1176.
  4. Maddox TM, Reid KJ, Spertus JA, et al: Angina at 1 year after myocardial infarction: prevalence and associated findings. Arch Intern Med 2008; 168: 1310–1316.
  5. Qintar M et al., Eur Heart J Qual Care Clin Outcomes.2016;2(3):208-214.
  6. Alexander KP et al. Interact J Med Res. 2016;5(2): e12.
  7. Padala SK et al. J Cardiovasc Pharmacol Ther. 1074248417698224 2017 Jan 01.
  8. Jespersen L et al. Clin Res Cardiol. 2013; 102: 571-58.
  9. Douglas PS et al. N Engl J Med. 2015;372:1291-1300.
  10. Ambrosio G et al. 2019;70(5):397-406.
  11. Westermann D. J Clin Exp Cardiol. DOI:10.4172/2155-9880.1000387
  12. Knuuti J et al. Eur Heart J. 2020; 41(3):407-477.
  13. Maron J et al. N Engl J Med. 2020; 382:1395-1140.