Maladie de Parkinson : Servier et Oncodesign s’associent pour explorer une nouvelle piste de recherche

11/03/2019
  • Collaboration stratégique pour le développement d’inhibiteurs de la kinase LRRK2 dans la maladie de Parkinson.
  • Servier bénéficiera d’une option de licence exclusive pour un ou plusieurs candidats médicaments dès la validation de l’entrée en Phase I.
  • Le financement du programme sera intégralement assuré par Servier.
  • Oncodesign recevra un paiement initial de 3 M€ à la signature du partenariat, et pourrait recevoir jusqu’à 320 M€, hors redevances sur les ventes.

 

Paris et Dijon (France), le 11 mars 2019 – Servier et Oncodesign (ALONC – FR0011766229) ont annoncé une collaboration stratégique de recherche et de développement d’un ou plusieurs candidats médicaments potentiels contre la maladie de Parkinson.

 

Cette collaboration de Recherche et Développement porte sur les inhibiteurs de la kinase LRRK2 issus de la plateforme Nanocyclix®, propriété d’Oncodesign, et leur action comme agents thérapeutiques potentiels contre la maladie de Parkinson. Elle s’appuie sur l’expertise complémentaire de Servier et d’Oncodesign en matière de maladies neurodégénératives et d’inhibiteurs de kinases macrocycliques.

Selon les termes de l’accord, les parties collaboreront pour mener à bien le développement du programme. Oncodesign sera en charge des activités de recherche jusqu’à la sélection de candidats précliniques notamment sur son site de recherche aux Ulis. Le financement du programme sera intégralement assuré par Servier qui dispose d’une option exclusive de licence mondiale sur le programme, exerçable dès l’obtention du statut d’IND[1]. Oncodesign recevra un paiement initial de 3 M€ à la signature du partenariat, ainsi que d’autres paiements d’étapes significatifs jusqu’à la validation de l’entrée en Phase 1. De plus, Oncodesign percevra un financement des activités de recherche liées au projet à hauteur de 3 M€ annuels. Au total, Servier pourrait verser à Oncodesign jusqu’à 320 M€ en paiements d’étapes, auxquels s’ajouteront des redevances.

 

« Ce partenariat est la consécration des choix et des investissements que nous avons réalisés au cours des 18 derniers mois pour constituer un portefeuille de candidats médicaments prometteurs issus de notre plateforme Nanocyclix®. L’industrie pharmaceutique montre aujourd’hui un vif intérêt pour identifier de nouveaux traitements contre la maladie de Parkinson, notamment autour de la kinase LRRK2 considérée comme cible à haut potentiel pour traiter cette maladie. Dans le cadre de cet accord de recherche en phase précoce, l’expertise de Servier constituera un véritable atout pour mener à bien ce programme qui pourrait conduire, à moyen terme, au développement de candidats médicaments inédits. Ce partenariat nous permet par ailleurs d’allouer nos ressources financières à l’avancement de nos trois autres programmes propriétaires, RIPK2, ALK1 et MNK1 », explique Philippe Genne, Ph.D., Président Directeur Général et fondateur d’Oncodesign.

Jan Hoflack, Ph.D., Directeur Scientifique et des Opérations d’Oncodesign, ajoute : « Aujourd’hui, les seules thérapies dont disposent les patients atteints de la maladie de Parkinson visent à soulager les symptômes de la maladie. Les inhibiteurs de LRRK2 ont le potentiel d’intervenir directement sur la progression de la maladie, avec à la clé des meilleures conditions de vie pour les patients. Cet accord avec Servier, un acteur engagé dans la recherche contre les maladies neurologiques et un partenaire historique d’Oncodesign, représente par conséquent une étape importante pour atteindre notre objectif d’apporter, via la médecine de précision, un réel bénéfice à la société ».

Christophe Thurieau, Directeur des centres de recherche de Servier, déclare : « Nous nous réjouissons de collaborer avec Oncodesign afin de servir notre objectif commun de développer un traitement pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Oncodesign bénéficie aujourd’hui d’une expertise différenciante grâce aux inhibiteurs de la kinase LRRK2 qui pourraient représenter une option thérapeutique de choix. Cette collaboration entre Oncodesign et Servier constitue une solide synergie entre le savoir-faire éprouvé d’une société biopharmaceutique et l’expertise d’un groupe pharmaceutique international ».

  


À propos de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est l’affection neurodégénérative responsable de troubles moteurs qui touche environ 6,3 millions de personnes dans le monde[2]. En France, 1% de la population âgée de plus de 65 ans[3] vit avec la maladie de Parkinson. Au total, entre 100 000 et 120 000 personnes sont touchées en France, et environ 8 000 nouveaux cas se déclarent chaque année[4]. Les symptômes cliniques sont progressifs : mouvements ralentis, tremblements, rigidité. La maladie de Parkinson est caractérisée par une perte progressive des neurones dopaminergiques et par une accumulation de la protéine α–synucléine dans le cerveau. Les traitements actuels reposent sur une supplémentation des patients en dopamine, pour compenser la perte neuronale et réduire les troubles moteurs, avec une efficacité modérée ; néanmoins, ces traitements ne ralentissent ni ne stoppent la progression de la maladie. A ce jour, il n’existe pas de thérapie neuroprotectrice ou neuro-régénérative dont l’effet soit démontré. Modifier le cours de la maladie demeure l’objectif principal dans la recherche et le développement de nouveaux traitements de la maladie de Parkinson.

 

À propos de la cible LRRK2

La maladie de Parkinson est considérée comme une maladie idiopathique, c’est-à-dire sans origine clairement identifiée. Les mutations de LRRK2 représentent le plus haut risque identifié de déclarer la forme familiale de la maladie ; un haut niveau d’activité de LRRK2 est également observé chez les patients idiopathiques. Les caractéristiques pathologiques et les symptômes cliniques entre un patient idiopathique et un patient atteint de la forme familiale de la maladie, porteur des mutations de LRRK2, sont identiques. LRRK2 est une protéine multi-domaine, qui contient à la fois les activités enzymatiques de la kinase et de la GTPase, où se trouvent les mutations pathogènes. Inhiber LRRK2 aurait donc un potentiel neuroprotecteur, capable de modifier la progression de la maladie de Parkinson.

 


 À propos de Servier :

Servier est un laboratoire pharmaceutique international gouverné par une Fondation, et son siège se trouve en France à Suresnes. S’appuyant sur une solide implantation internationale dans 149 pays et sur un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros en 2018, Servier emploie 22 000 personnes dans le monde. Totalement indépendant, le Groupe réinvestit 25 % de son chiffre d’affaires (hors activité génériques) en Recherche et Développement et utilise tous ses bénéfices au profit de son développement. La croissance du Groupe repose sur la recherche constante d’innovation dans cinq domaines d’excellence : les maladies cardiovasculaires, immuno-inflammatoires et neurodégénératives, les cancers et le diabète, ainsi que sur une activité dans les médicaments génériques de qualité.

Contacts presse Servier :

Sonia Marques                : media@servier.com – Tél. +33 (0)1 55 72 40 21 / + 33 (0) 7 84 28 76 13
Jean-Clément Vergeau : media@servier.com – Tél. +33 (0)1 55 72 46 16 / + 33 (0) 6 79 56 75 96
Karine Bousseau             : media@servier.com Tél. +33 (0)1 55 72 60 37 / + 33 (0) 6 49 92 16 05

 

À propos d’Oncodesign

Créée il y a plus de 20 ans par le Dr. Philippe Genne, PDG et actionnaire principal, Oncodesign est une entreprise biopharmaceutique spécialisée en médecine de précision. Fort d’une expérience unique acquise auprès de plus de 600 clients, dont les plus grandes entreprises pharmaceutiques du monde, et s’appuyant sur une plateforme technologique complète, alliant chimie médicinale, pharmacologie, bioanalyse réglementaire et imagerie médicale de pointe, Oncodesign est en mesure de prédire et d’identifier, très en amont, pour chaque molécule son utilité thérapeutique et son potentiel à devenir un médicament efficace. Appliquée aux inhibiteurs de kinases, des molécules qui représentent un marché estimé à plus de 46 milliards de dollars en 2016 et près de 25% des investissements en R&D de l’industrie pharmaceutique, la technologie d’Oncodesign a déjà permis de cibler plusieurs molécules d’intérêts à fort potentiel thérapeutique, en oncologie et hors-oncologie, et de signer des partenariats avec des groupes pharmaceutiques tels que Bristol-Myers Squibb et UCB. Basée à Dijon, au cœur du pôle universitaire et hospitalier, et au sein du cluster de Paris-Saclay, Oncodesign compte 231 collaborateurs et dispose de filiales au Canada et aux États-Unis.

www.oncodesign.com

Contacts Oncodesign :

Oncodesign

Philippe Genne

Président Directeur Général

Tél. : +33 (0)3 80 78 82 60

investisseurs@oncodesign.com

NewCap

Relations Investisseurs

Mathilde Bohin / Louis-Victor Delouvrier

Tél. : +33 (0)1 44 71 94 95

oncodesign@newcap.eu

 

NewCap

Relations Médias

Arthur Rouillé

Tél. : +33 (0)1 44 71 00 15

oncodesign@newcap.eu

 

Andrew Lloyd & Associates

Contacts presse internationale

Céline Gonzalez /

Juliette dos Santos

Tél. : +33 (0)1 56 54 07 00

celine@ala.com / juliette@ala.com

 


[1] Investigational New Drug

[2] European Brain Council

[3] https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/parkinson-maladie

[4] https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/parkinson-maladie