Servier présente les dernières avancées de sa recherche à la presse

28/11/2017

Servier a présenté sa stratégie en R&D et les dernières avancées de quatre partenariats, lors de son rendez-vous annuel avec la presse organisé le 23 novembre à Paris.

Emmanuel Canet, Senior Executive VP R&D du groupe, a tout d’abord rappelé les priorités de Servier : ancrer sa R&D dans un environnement propice à l’innovation, en France, avec l’installation prochaine de son centre de recherche à Saclay, et à l’international ; focaliser sa recherche sur des pathologies et processus biologiques précis ; créer un réseau de partenariats collaboratifs avec des laboratoires, des biotechs et des universités. Sur ce dernier point Eric Falcand, VP Business Development & Licensing, a d’ailleurs rappelé que «la moitié des partenariats dans l’industrie pharmaceutique échoue aujourd’hui pour des raisons qui ne sont pas liées au projet ou au produit, mais plutôt à une relation ou une gouvernance entre partenaires qui ne fonctionne pas. D’où l’importance de l’alliance management, un facteur de succès du Groupe Servier ».

Claude Bertrand, directeur R&D, a ensuite insisté sur le dynamisme du portefeuille de Servier, riche de 19 nouvelles molécules en développement clinique et d’approches diversifiées et innovantes, notamment en oncologie. Sans oublier la e-santé, une « révolution dans laquelle Servier a pris de l’avance en proposant des solutions thérapeutiques en complément des médicaments existants », et l’ouverture du groupe à l’international, «à travers la constitution d’un réseau de hubs dans les plus grands clusters tels que Boston, San Francisco, Tokyo ou Melbourne ».

Trois chercheurs de Servier étaient également venus partager leurs derniers travaux effectués dans le cadre de partenariats innovants.

Patricia Belissa-Mathiot, directrice R&D Maladies Immuno-inflammatoires, a rappelé que les maladies auto-immunes, que l’on peut définir comme une « agression de l’organisme par son propre système immunitaire » représentaient la 3eme cause de mortalité après les maladies cardio-vasculaires et les cancers. L’approche choisie par Servier, en partenariat avec  ILTOO, est fondée sur le développement clinique de l’interleukine 2 (IL2) faible dose, qui permet de rétablir le contrôle de l’immunité et de lutter notamment contre le lupus et peut-être aussi, à terme, contre d’autres maladies auto immunes.

Hans-Martin Schneble, directeur de projet dans le domaine des maladies neuropsychiatriques, est quant à lui revenu sur le partenariat avec GeNeuro et les recherches menées pour mettre au point un traitement efficace de la sclérose en plaques. L’approche retenue est de prévenir l’inflammation et stimuler la remyélinisation des cellules nerveuses en neutralisant pHERV-W Env, une protéine toxiqued’origine virale. Les résultats finaux de l’étude Phase 2b CHANGE-MS sont attendus début 2018.

Enfin, Véronique Blanc, responsable du programme immuno-oncologie de Servier, a présenté les approches innovantes en matière de lutte contre le cancer. Que ce soit par les anticorps multi-spécifiques modulateurs de « checkpoints immunitaires », piliers des futurs traitements anticancers développés avec Pieris, ou par la thérapie cellulaire allogénique explorée avec Cellectis et Pfizer, la finalité de ces traitements est d’«augmenter la survie des patients à long terme ». Des patients au cœur de la stratégie R&D de Servier, comme l’a rappelé Emmanuel Canet, et « pour lesquels les chercheurs explorent sans cesse de nouveaux outils thérapeutiques, afin de répondre de plus en plus précisément à leurs besoins ».