Nos résultats annuels 2017 : Une croissance tirée par l’international, un pipeline enrichi de façon dynamique

22/02/2018
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Paris, France – 22 février 2018 – Servier, deuxième groupe pharmaceutique français, annonce aujourd’hui ses résultats pour l’exercice 2016-2017 et les principaux faits saillants de son activité.

Des résultats qui contribuent au développement de la recherche et de l’innovation thérapeutique pour les patients.

Le chiffre d’affaires du Groupe réalisé au cours de l’exercice 2016/2017 s’est élevé à 4,152 milliards d’euros en augmentation de 3,7 % par rapport à 2015/2016. La variation des taux de change a eu un faible impact cette année ; à taux de change constants, la croissance est de 3,6 %.

Au cours de l’exercice précédent, le chiffre d’affaires incluait 26 millions d’euros de revenus issus de partenariats de développement ainsi qu’une redevance, non récurrente, perçue par notre filiale Egis d’un montant de 106 millions d’euros. Hors ces éléments non récurrents, l’augmentation du chiffre d’affaires est de 7,1 %. Le chiffre d’affaires réalisé en médicaments princeps représente 70 % du chiffre d’affaires consolidé et celui des génériques 30 %.

Cette dynamique favorable, liée à une attention particulière sur les charges et à un effort de recherche conséquent, a permis une évolution de 14,2 % du résultat opérationnel à 435 millions d’euros, tout en maintenant le ratio de dépenses de R&D à 25 % du chiffre d’affaires princeps, hors upfront ou milestones.

« Les résultats de l’exercice 2016/2017 servent à la fois l’indépendance du Groupe et sa capacité d’investissement et d’innovation dans des projets de recherches ambitieux afin de répondre au plus vite aux besoins des patients », a déclaré Olivier Laureau, Président du groupe Servier. « Ces résultats contribuent à la mise en place de nos orientations stratégiques visant à faire de notre vision à 10 ans une réalité ».

 

Chiffres clés

(en millions d’euros)
2015/16
2016/17
 

Variation

 

% du CA

Données publiées    
Chiffre d’affaires groupe 4 004 4 152 3,7 %*
Chiffre d’affaires princeps 2 789 2 945 5,6 % 70 %
Chiffre d’affaires génériques 1 215 1 207 (0,7 %) 30 %
Résultat opérationnel** 381   435 14,2 % 10,5 %
EBITDA 577 623 7,9 % 15 %

* Dont redevances
(7% hors redevances)
** Hors crédit d’impôt recherche

 

Une position confirmée de leader en cardiologie

En cardiologie, Servier conserve sa position de leader – 2e en Europe et 8e mondial – avec la gamme  de produits la plus étendue du marché qui couvre les besoins de l’ensemble des profils patients. Le chiffre d’affaires dans ce domaine est de 2, 484 milliard d’euros, soit 60 % du chiffre d’affaires du Groupe.

 

Une croissance tirée par l’international

Aujourd’hui, plus de 9 boîtes sur 10 de médicaments princeps Servier traitent des patients à l’étranger. En hausse de 4,5 %, le chiffre d’affaires Groupe à l’international, princeps et génériques, s’élève à 3,243 milliards d’euros et représente 78 % du chiffre d’affaires. L’international représente 93 % du chiffre d’affaires pour la seule activité princeps. Les médicaments du Groupe traitent quotidiennement près de 94 millions de patients dans le monde.

Réalisée dans plus de 140 pays, l’activité à l’international a connu une croissance supérieure ou égale à 10 % en devises locales en Russie, en Roumanie, en Allemagne, au Brésil, en Turquie, en République tchèque, au Vietnam, aux Philippines et en Ukraine, pays figurant parmi nos 20 premiers marchés en valeur.

Servier réalise un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros dans 10 pays. Les principaux pays contributeurs hors U.E. sont la Russie, la Chine et le Canada. Le chiffre d’affaires de l’Union européenne, en croissance de 7 %, représente 51 % du chiffre d’affaires consolidé. Les principaux pays contributeurs sont la France, pour 70 % avec son activité générique, la Pologne et l’Italie.

L’internationalisation du Groupe ne cesse de progresser : Servier s’est doté l’année passée d’une nouvelle filiale au Pérou et a également fait l’acquisition d’une société de génériques au Nigéria (Swipha). Ces développements illustrent la volonté de Servier de proposer l’offre la mieux adaptée aux besoins des patients, y compris dans des régions difficiles.

 

Un pipeline et un portefeuille produits enrichis par une politique dynamique de partenariats

Disposant de 30 candidats médicaments et de 4 programmes de recherche en diabète, Servier enrichit avec dynamisme son pipeline et son portefeuille produits en intensifiant le développement de partenariats, notamment dans les maladies auto-immunes, avec ILTOO Pharma, ou encore de l’autisme chez l’enfant avec Neurochlore.

En oncologie, l’engagement du Groupe à devenir un acteur clé dans ce domaine, s’est concrétisé tant par la signature de 4 contrats, avec Pieris, WEHI, Transgene et Vernalis, que par l’investissement interne en recherche et développement. De fait, la part de l’oncologie en R&D est passée, en deux ans, de 14 % à 37 % aujourd’hui et devrait atteindre 50 % d’ici deux ans. Ces efforts se traduisent, en termes de résultats, par 11 projets d’anticancéreux innovants en développement clinique, et deux médicaments sur le marché : Pixuvri [1]et Lonsurf[2]. Lancé dans 19 pays, en Europe mais aussi en Argentine, au Koweit, au Liban et en Arabie Saoudite, le chiffre d’affaires de Lonsurf a atteint 62 millions d’euros au cours du précédent exercice.

Dans le domaine de la e-santé, Servier a lancé WeHealth by Servier en novembre 2016. Cette  « start-up interne » a pour vocation d’inscrire le Groupe dans la santé numérique, en créant et co développant, avec des start-up du monde entier, des solutions qui soient en complémentarité des axes thérapeutiques et des médicaments Servier. Depuis sa création, WeHealth by Servier a développé deux solutions connectées : Cardioskin et Cardiorénal.

En 2017, Servier a, par ailleurs, signé un partenariat avec Gaia, pour proposer plus largement une thérapie cognitivo-comportementale en ligne, Deprexis, déjà lancée en Allemagne.

Au total, Servier dispose aujourd’hui de 50 alliances actives avec des biotechs, start-ups, des laboratoires français et étrangers. Le Groupe noue également des partenariats avec le monde institutionnel et académique (tel qu’ Harvard aux Etats-Unis, l’Institut Curie et le C.E.A[3] en France, ou Shanghai Institute of Materia Medica, en Chine)  afin d’accélérer la recherche, d’étendre l’accès à de nouvelles données scientifiques et à des technologies innovantes.

 

Une activité générique en pleine croissance

La part de l’activité générique dans le chiffre d’affaires du Groupe est de 1,2 milliard d’euros, soit 30 %. La progression est de 8,9 %, hors redevances exceptionnelles perçues au cours de l’exercice 2015/2016. L’activité générique est une composante du développement du Groupe et s’inscrit dans sa vocation de rendre la santé accessible au plus grand nombre. Le Groupe dispose aujourd’hui de 1 500 médicaments génériques couvrant la majorité des pathologies. Les génériques sont produits par  4  filiales du groupe : Biogaran en France, Egis, principalement implantée dans les pays d’Europe de l’Est, Pharlab au Brésil et Swipha au Nigeria.

 

Un fort ancrage français

35 % des médicaments princeps de Servier sont produits et expédiés depuis la France, et ce à partir de principes actifs provenant presque exclusivement de France, favorisant ainsi l’emploi et les investissements dans l’hexagone. Le chiffre d’affaires en France métropolitaine totalise les ventes de l’ensemble des spécialités distribuées par Les Laboratoires Servier et celles de la filiale de génériques Biogaran. En France, le chiffre d’affaires, déjà affecté depuis plusieurs années par les mesures gouvernementales, a été affecté cette année encore par avec des baisses de prix, tant sur nos princeps que sur nos génériques. Le chiffre d’affaires de Biogaran, en augmentation de 3 %, représente 78 % du chiffre d’affaires en France métropolitaine.

Le Groupe a maintenu sa création de valeur en France en continuant à investir massivement dans ses activités de production et de R&D, notamment sur le site de Gidy où le groupe a investi dans un programme de bioproduction qui sera opérationnel d’ici 2019. En 2017, Servier a participé à hauteur de 47 % à l’excédent de la balance commerciale française du secteur pharmacie et chimie fine, ce qui représente 1,5 milliard d’euros.

L’investissement du groupe dans le futur centre de recherche au sein du pôle d’innovation de Paris Saclay, dont l’ouverture est prévue à l’horizon 2021, confirme la volonté du groupe de contribuer au rayonnement de la recherche française dans le monde.

 

Des objectifs confirmés pour 2021

La performance du nouvel exercice doit s’inscrire dans la continuité des bons résultats obtenus en 2016/2017 afin de permettre au groupe d’atteindre ses objectifs fixés à l’horizon 2021 : le lancement d’une nouvelle entité moléculaire tous les trois ans, se positionner comme un acteur de référence en oncologie, tout en maintenant notre position en cardiologie et dans le diabète. En termes de résultats, l’objectif pour le groupe est d’atteindre en 2021, 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 8 % de résultat opérationnel.

Il s’agit surtout cette année de concrétiser notre présence commerciale aux Etats-Unis et de poursuivre l’enrichissement de notre portefeuille de médicaments, tout en disposant de médicaments qui soient des relais de croissance et en garantissant la compétitivité des médicaments génériques.

 

Contacts presse:

Sonia MARQUES         : media@servier.com – Tél. +33 (0)1 55 72 40 21 / + 33 (0) 7 84 28 76 13
Karine BOUSSEAU      : media@servier.com – Tél. +33 (0)1 55 72 60 37

 

[1]  Pixuvri vise le traitement en monothérapiedes adultes atteints d’un lymphome non hodgkinien (LNH) agressif à cellules B, à rechutes multiples ou réfractaire.

[2] Lonsurf : (trifluridine/tipiracil), médicament utilisé dans le traitement du cancer colorectal métastatique.

[3] C.E.A : Commissariat à l’Energie Atomique